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Programme 2019:


 

- Participation à l'exposition "Catharsis" au château de la Chaussée à Saumur jusqu'au 13 octobre.

'Catharsis'

 

Présentation du travail de KARMAX

du 01 au 26 octobre à l'Atelier-galerie.

Affiche karmax 1

 

- Participation au salon 'Figuration critique' à Paris en octobre.

'Figuration critique 2019'

 


Couverture     Que nous disent les regards énigmatiques et emblématiques des super-héros amorphes de William Montaudié ? Ces visages de robustes gaillards balafrés aux cranes rasés portent les marques des coups et la bonté de leur cœur dans les yeux
. Quelles aventures violentes ont-ils surmonté pour donner à voir leurs visages lacérés, leurs cicatrices, leurs plaies refermées dans la sérénité totale de leur regard éternel ?

          Pas de sourire, pas d’animation. Une expression brute, nette, quelque peu amorphe presque choquante à regarder en face lorsqu'elle est abimée. Ces visages représentent une douleur psychique, une vacance affective, une errance spirituelle, un vagabondage sans issue ni terme, une incapacité à la compréhension. La solitude étourdissante de ceux qui aiment plus qu’ils ne sont aimés. Car ces visages sont masculins, virils, vifs mais pétrifiés par une gorgone sans nom. En tout cas ils traduisent une souffrance assumée, supportée, subie.

          Ces regards, ces cicatrices interrogent nos propres expériences, nos bleus, nos peurs ou nos dégoûts. Portraits, autoportraits ou simples miroirs, en tout cas des visages sans masques. L’artiste passe à travers ses portraits une confrontation émotionnelle. Il ne dénonce pas ni la haine ni l'humanité barbare, il ne réveille que notre sensibilité extrême. La représentation nerveuse ne tend pas vers l'hyperréalisme et n'utilise que le noir et blanc, pour empêcher tout parasite par une quelconque couleur.

          On perçoit au-delà d’un possible choc visuel et esthétique, une indéfinissable émotion forte, liée à l’empathie. Après un premier recul, le travail de l’artiste provoque et gomme à la fois des souvenirs émotionnels enfouis au plus profond de chacun de nous.

          William Montaudié peint le visage pour donner à lire le choc physique représentatif du choc psychique. Il montre le plus esthétiquement possible, avec des traits qui s’excusent presque d’être si visibles quoique minces, ce que l’homme piétiné devient à force d'insultes, de mépris, de discriminations...

          Le passé douloureux n’est plus invisible et neutre. Ces visages trahissent et montrent la face cachée d’amoureux piétinés.

                                                                                                                   (texte de Hubert Devillers)






 

William Montaudié vit et travaille dans le Lot (46) à Nadillac, France.